Une journée avec Alice, technicienne préleveuse responsable d'intervention chez OCE - Ouest Contrôle Environnement.

Comment se déroule la journée d'un technicien préleveur / d'une technicienne préleveuse ?

Bayeux, 13 juillet 2021. Alice arrive à l’agence OCE Ouest Contrôle Environnement de Vire-Normandie.

Elle récupère les pompes de prélèvement, qu’elle a préparées la veille, pour les emmener sur un chantier.

Son métier ? Technicienne préleveuse / technicien préleveur amiante – responsable d’intervention.

Ce matin, elle intervient sur un chantier de rénovation dans une copropriété à Bayeux. L’immeuble concerné a été construit avant 1997, et les fenêtres qui vont être remplacées, contiennent de l’amiante au niveau des joints. L’entreprise chargée du démontage des anciennes fenêtres et de l’installation des nouvelles doit suivre un mode opératoire précis pour limiter les risques d’exposition à l’amiante. Elle a fait appel à OCE pour réaliser le contrôle de ce mode opératoire.

Le rôle du technicien préleveur amiante sur un chantier s'inscrit dans un processus qui veille à la sécurité de tous.

En tant que technicienne préleveuse responsable d’intervention, le rôle d’Alice est d’effectuer des prélèvements d’air pendant l’intervention. Et d’envoyer les filtres qui ont capté les fibres présentes dans l’air, au laboratoire d’analyse CICEA-OCE.

Avant d’arriver sur le chantier, elle a reçu de la part de ses collègues, une stratégie d’échantillonnage. Celle-ci décrit très précisément ce qu’Alice devra contrôler sur le chantier : combien de pompes de prélèvement à installer, à quels endroits, et la durée de prélèvement. 

La stratégie d’échantillonnage est propre à chaque chantier. Elle est préparée à partir des informations fournies par l’entreprise, et de la réglementation. Cela s’inscrit dans un processus, décrit par une norme. CICEA-OCE est accréditée par le COFRAC pour appliquer ce processus : accréditation COFRAC Essais n°1-2263 – portée disponible sur www.cofrac.fr

A chaque chantier son mode opératoire

Ce matin, Alice est chargée de poser 4 pompes : 2 pompes environnementales qui devront fonctionner pendant 4h : l’une en limite de chantier et l’autre dans l’UMD (Unité Mobile de Décontamination), ainsi que 2 pompes sur chacun des 2 opérateurs qui vont démonter les fenêtres, pendant la durée de leur intervention, soit environ 1h.  Avant de démonter les fenêtres, les opérateurs sont équipés d’un masque de protection respiratoire et d’une combinaison intégrale, ce qui leur assure une protection en cas d’exposition à l’amiante. Alice installe sur eux les 2 pompes juste avant qu’ils ne montent sur l’échafaudage. 

Pendant toute l’intervention, Alice s’assure que les opérateurs respectent le protocole décrit dans la stratégie d’échantillonnage. En effet, tout écart risque de fausser les résultats d’analyse, et doit être notifié.

Le retrait des pompes et des filtres : une opération délicate

A la fin de l’intervention, Alice, qui s’est également équipée d’une combinaison et d’un masque de protection, retire les pompes des opérateurs et récupère les filtres pour qu’ils soient analysés par le laboratoire OCE. Elle veille à bien décontaminer les pompes avec des lingettes qui seront jetées avec les déchets amiante.

Transmettre les filtres et les données au laboratoire : une étape clé pour l'analyse

En attendant la fin des prélèvements des pompes environnementales, Alice prépare les éléments qui seront utilisés par le laboratoire : elle remplit un formulaire sur sa tablette avec tous les paramètres qui pourraient impacter le résultat d’analyses : la météo et notamment le sens du vent, une description du chantier avec un schéma, la surface des fenêtres qui ont été démontées, le déroulement précis de l’intervention, les outils utilisés, la position des opérateurs, tous les incidents si il y a lieu, les débits des pompes etc…

Chaque information a son importance, car elle contribue à interpréter de façon fiable les résultats d’analyse.

Une fois tous les prélèvements terminés, Alice identifie précisément chaque filtre et les envoie au laboratoire CICEA-OCE par Chronopost. Dès leur réception, les filtres vont subir une série de traitements qui va permettre de détecter la présence ou non de fibre d’amiante et leur quantité. Et c’est cette analyse qui va permettre de calculer la concentration de fibres d’amiante dans l’air et de vérifier si cette concentration est bien en dessous de la valeur limite d’exposition définie par le code du travail et le code de la santé publique. Tout cela sera retranscrit dans un rapport final qui sera remis au client.

Ce chantier, relativement simple, se termine en début d’après-midi. Alice se rend ensuite sur un autre lieu d’intervention, où elle doit récupérer d’autres pompes et d’autres filtres. Généralement, Alice intervient sur plusieurs chantiers dans une journée. Chaque journée, chaque chantier est différent.

Le métier de technicien préleveur / technicienne préleveuse : un métier qui développe le sens des responsabilités et l'autonomie

En effet, ce sont les informations recueillies lors de son intervention qui vont déterminer si les personnes sur un chantier sont exposées à l’amiante et prennent ou non des risques pour leur santé. Ce travail s’inscrit dans un processus qui implique toute une équipe, au sein de laquelle la confiance est indispensable.

C’est un métier qui est loin d’être routinier, et il faut au contraire faire preuve d’ingéniosité et de flexibilité pour s’adapter à toutes sortes de situations, comme par exemple une météo imprévisible qui peut modifier le planning prévu.

Pour Alice, ce premier emploi fait sens, car il est en lien avec la sécurité.

Alice, dont c’est le premier emploi après ses études, semble déjà avoir toutes les qualités requises pour le poste. Elle est très épanouie dans son travail, qu’elle exerce avec une grande conscience professionnelle.

 

Son parcours ne la prédestinait pas forcément à travailler dans ce milieu, mais après ses études scientifiques, elle était attirée par les métiers liés à la sécurité au travail. C’est ce qui l’a amenée à répondre favorablement à la proposition de CICEA-OCE qui recherchait une personne pour renforcer sa présence à Vire-Normandie. 

Dès son intégration, Alice a suivi une formation alternant théorie et pratique sur le terrain, avec les formateurs de l’équipe CICEA-OCE. Cette formation lui a permis d’être autonome très rapidement, et d’avoir la confiance de ses collègues et des clients.

Technicien préleveur / Technicienne préleveuse - responsable d'intervention : un métier qui gagne à être connu, dans un monde de plus en plus attentif à la santé et la sécurité des personnes

Ce métier vous intéresse ? Envoyez nous votre candidature, pour suivre notre programme de formation, et devenir, comme Alice, technicienne préleveuse ou technicien préleveur - responsable d'intervention.

Laisser un commentaire